empreintes
bonjour, soir, nuit
J'ai refait ce parcours tant de fois, la tête baissée vers le sol, les yeux rivés sur l'entre terre et mer, là où se marient dans un incessant mouvement les eaux de si loin venues et les sables sans âge; là où la langue d' eau caresse la peau tendre de la terre, et laisse juste à l' humide interstice du liquide et du solide, les traces plastiques de leur immuable union .
J' ai repris ce chemin d'absence mille fois, plongé mes pensées dans les molles et douces rêveries des sables mouillés, j'ai répété ce chemin mille jours et jamais, jamais, je n' ai rencontré dans ce paysage à l'immobile ressemblance, le même dessin, la même sculpture, le même spectacle répété; inutile d'espérer le sublime renouvellement, ici ce qui fut une fois est perdu à jamais, et ne pourra devenir image ou souvenir que dans la mémoire de l'âme contemplative.
à bientôt
sur une plage du languedoc - photo Naejlou - comme toutes les autres d'ailleurs - ouarf
J'ai refait ce parcours tant de fois, la tête baissée vers le sol, les yeux rivés sur l'entre terre et mer, là où se marient dans un incessant mouvement les eaux de si loin venues et les sables sans âge; là où la langue d' eau caresse la peau tendre de la terre, et laisse juste à l' humide interstice du liquide et du solide, les traces plastiques de leur immuable union .
J' ai repris ce chemin d'absence mille fois, plongé mes pensées dans les molles et douces rêveries des sables mouillés, j'ai répété ce chemin mille jours et jamais, jamais, je n' ai rencontré dans ce paysage à l'immobile ressemblance, le même dessin, la même sculpture, le même spectacle répété; inutile d'espérer le sublime renouvellement, ici ce qui fut une fois est perdu à jamais, et ne pourra devenir image ou souvenir que dans la mémoire de l'âme contemplative.
à bientôt
sur une plage du languedoc - photo Naejlou - comme toutes les autres d'ailleurs - ouarf
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