un bout de voyage -suite

Publié le par naejlou

avertissement, ne lisez pas ce long article si vous n'avez pas le temps, c'est beaucoup de bla bla.
On peut le résumer ainsi: que suis je allé faire là bas ? et passer aux photos; autre avertissement: les clichés ne sont pas de bonne qualité, trop loin, éclairage difficile etc...elles traduisent bien plus une ambiance qu' une volonté esthétique . merci pour votre patience...


je vous parlais dans l'article du 7 octobre d'un lever de soleil froid au bord de l'autoroute, dans le pays du Morvan.

Parti très tard dans la nuit, ce premier soir de mes congés, fatigué par des mois de travail, je divaguais sur cette autoroute, yeux mi clos, sans excitation, hormis celle de savoir que je quittais le rythme des obligations et des contraintes pour un bon mois.
Je devais m'arrêter plusieurs fois, trop épuisé dans cette nuit qui devait être heureuse, autoroute vide de circulation, rien qui ne pouvait maintenir ma vigilance, quand la torpeur de mes rêves surgissant subitement prenait le dessus sur le bruit du moteur diesel, que mon corps commençait à glisser dans la douceur du sommeil.
Je savais que je ne ferais pas ce ridicule voyage de 600km en une seule traite; la banquette arrière de ma voiture, mon duvet et une dose de retour à mes années de jeunesse me permettraient, non de me reposer réellement mais au moins d'éviter d'aller faire une tour dans les barrières de sécurité, l'hôpital ou le cimetière, quand l'inconscience frapperait à la porte de mon esprit à 120 km/heure.
Tant bien que mal, après avoir manqué un embranchement autoroutier important, me voilà arrivé en Seine et Marne, avec un flux de voitures qui allait croissant, je bataillais au hasard de ronds points inconnus, pour essayer de trouver la voie rapide qui devait m' emmener en Seine st Denis, 93. Salut aux cités .
Mais qu'est ce que j'allais faire là bas? moi, devenu provincial depuis des années, et effrayé à l'idée de retrouver ce tumulte banlieusard . Quelle connerie! il me fallait vraiment une raison valable. En réalité, deux jours avant le départ je ne savais pas, hésitant, si je ferais réellement ce voyage.
Enfin, aidé d'un plan internet, vigilant, (tout le monde sait ce qu' il en coûte en perte de temps et désorientation de rater la bonne et seule sortie de voie rapide adaptée à votre trajet), je réussis, soulagé, à trouver mon chemin et le but du voyage.
Sur les genoux, mais heureux d'être arrivé, comateux mais vivant; il est 11h30 et je suis parti à 2h30; trop long ...
Je me choisis une place dans le grand parking du parc de la ville; il y a des arbres, de l'ombre, et déjà des campeurs, jeunes et moins jeunes. C'est bien, ils se sont accaparé les pelouses, et même des parcelles dans le bois qui ceint le parc. Il y a 4 ans pour le même voyage, pas de toiles de tentes ici; le camping étant installé à proximité d'un autre parking. 
A cette heure, samedi, malgré un magnifique soleil déjà chaud, il n'y avait pas grand monde. Je casse la crôute, prépare des en cas pour la soirée, de l'eau, un peu de vin pour donner du goût au pique nique,  l'appareil photo, ma casquette (de rappeur), la veste pour la fraîcheur du soir. Et c'est parti! je reviendrai ici tard dans la soirée pour passer une nouvelle nuit et dormir sur la banquette arrière de la voiture.
Un quart d'heure de marche plus tard, me voilà à l'entrée du site; j'échange le pass, valable 3 jours, à compter de vendredi après midi, contre le ticket d'entrée officiel;  il y a  du bruit un peu partout,  des manèges tournent  rond en braillant, les stands plus ou moins bien aménagés dégorgeant leurs musiques mélangées, leurs odeurs de cuisine,  accueillent des clients affamés ou gourmands, des curieux..
Une population aussi diverse qu'un échantillon de personnes que vous prendriez au hasard dans votre ville  commence à affluer et à envahir les allées du site bouillonnant d'animation; tant de monde qui n'a pas le regard des gens à qui on va infliger un moment désagréable, visages détendus, sourires ouverts, esprit ailleurs, c'est le week end, ennui disparu, contraste avec la morose ambiance générée par le béton et la cadence des banlieues surpeublées. Trop fatigué pour avoir le plaisir de musarder réellement, je veux arriver le plus vite possible sur la pelouse de la grande scène et en attendant le premier concert ici, me relaxer, essayer même de dormir un peu.
Après avoir tourné et retourné, sans plan, je trouve la grande scène, me choisis un bout de pelouse et m'allonge. Le soleil cogne et ma casquette est bien utile.
Un peu loin devant, les techniciens installent les instruments, font les derniers règlages, vérifient les balances.
J'ai un mal de tête pas possible maintenant; merde, merde! ça m'ennuie, je n'ai pas l'habitude et c'est douloureux. Mon corps me rappelle à ses bons souvenirs.
Et puis petit à petit les espaces de pelouse libre sont investis; le public devient plus dense; des ilôts de groupes de copains, copines, familles, assis, attendent l'entrée des artistes pour se lever.
Devant la scène une bande épaisse de fans s' est agglutinée et appelle en scandant et sifflant, les musiciens prêts à se produire. Après quelques temps de ce jeu habituel, après le passage d'un présentateur honorant les qualités du groupe, une rumeur juvénile dans laquelle se perdent les premières notes des musiciens, éclate en surpassant les bruits alentours.
Le concert commence. Les Ogres de Barback vont nous faire vibrer de mélodies et de poésie pendant plus d'une heure trente. Généreux comme le public qui joue des bras en rythme soutenu et sautille, comme pour leur montrer son attachement .
Maintenant debout, j'en oublie presque le mal de tête et la fatigue;  je me laisse enfin porter.
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les ogres ...

salut à toi l'inconnu(e)du net 
à une prochaine fois pour la suite; j'essaierai d'être moins long, juré !




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Publié dans textes et photos

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S
Je les connais pas ceux là. Je pensais que tu parlais d'EuroDisney en voyant ces gens si détendus.
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N
bah la bonne blague !! :-))
N
Un peu long oui, mais ton histoire accroche l’intérêt alors c’est bien. Je ne suis jamais aller voir un groupe, l’ambiance doit vraiment être festive. J’aime plutôt l’ambiance de la prairie tu vois ? Les insectes jouent de très belles musiques quand on n’y prête attention. Bref, merci pour ce partage et bonne journée mon ami.
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N
j'aime bien aussi la prairie et le chant des criquets et grillons  sourire
A
Han Les Ogres de Barback! Je suis jalouse.
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N
mais non faut pas , tu auras bien une occasion .. à +