écologie sociale

Publié le par naejlou

bonjour, soir, nuit

Dans les paysages urbains, n'allez surtout pas croire que les blocs de béton entassés sur de nombreux étages dans un alignement vertical, horizontal et carré impeccables, sont vides d'humanité.
Derrière les murs froids et austères sourd une pensée fine, chaude, une pensée en ébullition.
Une pensée citoyenne qui s' exprime bien souvent dehors, au parking, au bord de rue; ce dehors milieu d'expression qui comme la toile blanche et vierge du peintre, la feuille blanche et vierge de l'écrivain, la cuisinière blanche et vierge du cuisinier ( à gaz ), devient un support de création inépuisable.
Souvenez vous de la sculpture sur abri de bus, art éphémère, que j'ai décrite dans l'article "crac boum hue" du 08 et 10 janvier 2008 sur ce même blog; j' y parle de la réalisation fort sympathique, amusante, voire ludique d'une oeuvre en verre pilé .
J'aborde ici à peu prés la même conception de l'art "brute", avec cependant quelques légères nuances : la matière transformée n'est pas la même, l'origine de l'objet à sculpter n' est pas la même puisque il s'agit là d'une oeuvre issue d'un bien privé.

A travers les photos qui vont suivre (et qui sont la réponse à mon dernier article) je ne regarde pas les objets aboutis photographiés, comme une détérioration des rapports humains dans la cité, mais plutôt comme l'avénement d' une réflexion citoyenne participative de l'acte écologique.

Mais quelle relation entre l' art et l' écologie allez vous me dire? et bien je dois avouer que je ne connais pas la réponse .
Pourtant si vous observez bien les clichés, en vous gardant de toute rêverie, d'extrapolation hallucinatoire, dûes à l'oeuvre, vous décelerez une grande qualité de travail dans les finitions .
Qualité que je nommerai dans ce cas original: dépollution. En effet la matière brute qui pourra  bien sûr être recyclée apparaît nettoyée de toute impureté plastique, peinture, caoutchouc, superflus et nauséabonds au feu en particulier .

Regardez bien les détails, la ligne épurée et finement ciselée du "tableau de bord" (en exemple) retient toute notre attention.
Ce beau travail était gâché et caché par des habillages, comptes tours, et divers boutons et contacts en matières synthétiques et plastiques souvent inutiles  et  désuets  .
Ne reste que la structure, belle et nue, pure, dépouilleé, s'offrant aux élements du temps avec volupté et à la vue des passants gratuitement, avec comme la permanence aléatoire d' un rayon de soleil au retour du printemps en Arctique .
Pour mettre en forme une telle oeuvre l'artiste ou le collectif d'artistes peut utiliser différents outils, solides et liquides .
L' oeuvre dite "dépollution" peut être et est d'ailleurs souvent reproduite à différents endroits de la cité, au quotidien parfois (sauf en cas de fortes pluies)  quand l' esprit citoyen artistico-écologique des créateurs est à son apogée.
Souhaitons bonne exposition permanente aux artistes et merci pour leur travail de remise à l' état naturel du support. Vernissages chaque semaine.
ps: la réalisation après transport , sans gâchis de main d'oeuvre de dépollution , après recyclage rapide ( et pour cause!!) pourra à nouveau  servir  et contenter beaucoup d'entre nous .

Au revoir



Publié dans textes et photos

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ganja 05/09/2008 15:06

je m'étonne qu'avec un tel esprit créatif tu n'aies pas entrevu la possibilité de mélanger les deux arts, verre pilé serait une très bonne introduction à dépollution je trouve, ajoutons l'effet exutoire de l'introduction visant à purifier l'idée de création de dépollution pour arriver à ce travail si abouti :-)
vive la cité !!

Cantabile 05/09/2008 12:07

Mmmmmmm, j'adore tes photos, ça me donne l'envie d'aller trainer mes guêtres dans une casse auto, ce que je voulais faire depuis longtemps. Il est vrai que je ne trouverai pas de voiture brulées : rouille et feu, un beau mélange !