le ver de terre

Publié le par naejlou


    

Bonjour, bonsoir

 

Ici, une anecdote de la vie ordinaire d’un homme extraordinairement banal. Moi même en l’occurrence.

Message improvisé d’après des faits réels à peine romancés, et envoyé à quelques connaissances

 par messagerie informatique. Ainsi tout le monde pourra en profiter ou non, pour peu que l’on puisse tirer profit d’un te lmachin           

 

 

 

amitiés ; à mi tiés vaut mieux que pas de tiés du tout d'ailleurs ...

      ( les tiés de mouton, de porc, c'est bon, et les tiés de nez pas mal aussi ! )

        oui c'est naejlou!! au cas où ma messagerie indiquerait quelqu'un d'autre genre Utilisateur 1 par exemple

 

     ps : appel urgent ( jean luc connaît un peu de l'histoire des tomates; salut à toi compagnon! )

       Je cherche des vers de terre sociables pour coloniser mes pots de tomates ; actuellement je n'ai qu'un ver recensé dans un pot  (mais non bananes pas un pot en verre! et pas un pot de banane non plus !!!)

 le ver ;  il est en bonne forme d'ailleurs, vigoureux et nerveux; je suppose que c'est un mâle car imprudent et inconscient; vous noterez en passant que dans les deux mots " nerveux et vigoureux" nous retrouvons le mot "ver"; futures maman pensez à prénommer vos futur(e)s descendances "ver" pour un garçon ," verre" pour une fille et "vers" pour des jumeaux, quintuplés, octuplés  e ...c'est un prénom en verve; et un ver qui a de la veine c'est quoi ? de la tisane ...

   ça me rappelle quelque chose de Thiéfaine, ça les vers !!! fermons la parenthèse car quand ça part en thèse,  ça se complique ...

  Revenons à nos moutons donc et à leurs tiés ( ben oui faut suivre , bande de dissipés !)

 Donc l'anecdote de mon ver de terre : ce matin je binais avec une fourchette la terre de mes pots; car c'est bien connu un binage en jardin vaut deux arrosages ; comme je n'ai pas de tuyau d'arrosage et que mes plantations ( 3 pieds de tomates , eh oui ,  que ça vous épatates ou non , c'est vrai , 3 pieds, comme les tabourets!)  sont à 2,23 mètres du robinet de mon évier de cuisine à vol d'oiseau, il me faut me munir d'une bouteille d'eau du robinet, s'il vous plait pour que mes plants (de tomate je re-précise! au cas où il y en a qui penseraient que ... pas de ça chez moi ! ah non !) soient désaltérés; la nuit précédente, je rêvais de tomates énormes et je me noyais dans l'arrosage et j'entendais une voix ironique qui me susurrait" t'as qu'à biner, t'as qu'à biner", ce que je fis le matin même après être allé changer l'eau du bocal aux waters ( l'eau) .

 Consciencieusement je binais, absorbé par la beauté de cette nature printanière qui prenait ses aises dans mes pots (oui Bertrand en plastique!! les écolos bondissent mais c'est moins lourd; croyez moi écologistes, il vaut mieux bondir avec un pot en plastique dans les bras qu'avec un pot en terre; et puis "le plastique c'est fantastique, le caoutchouc super doux, je peux l'affirmer sans complexe je suis adepte du latex ( Elmer Food Beat ) ; j' étais heureux comme tout, je jardinais et parlais aux feuillages de mes plants, qui je le sentais bien vibraient en silence et se pâmaient; c'était l' idylle (et c'était dit Lille ne serait pas champion de France de foot, mais de frites par contre oui); dans cette félicité renversante, car ma fourchette retournait la surface de la croûte terrestre, je m'évadais et ne pensais plus à rien; calme, volupté (merci au poète qui a écrit ça? Baudelaire non? me rappelle plus)

j'étais enfin au 8ème ciel, car à présent le septième m' indiffère; ah le binage, le binage; quelle plénitude, je prenais la pleine altitude, 8ème ciel! Soudain brusquement je fus tiré de ma rêverie et mon regard hagard fut attiré par un mouvement prompt et ondulatoire!!! alléluia, le ver était là, il venait jusqu'à moi, enfin il sortait sa petite tête effilée, qui ressemble d'ailleurs à son derrière, de la terre nourricière; pressé d'aller étaler au soleil qui traversait la fenêtre de la cuisine, son long corps annelé.

 Devant son inconscience, j'aurais pu l'enfourcher, ou l' enfourchetter pardi ; je lui fis comprendre en quelques mots intelligents que s'il restait ainsi exposé, sans crème solaire indice 50, il risquait les fameux coups de soleil et les brûlures qui vous rendent les nuits douloureuses et trop chaudes et encore plus pour les amoureux, imaginez les caresses !! aie ses grosses pattes toutes râpeuses de maçon sur ma fragile peau enflammée !!!

 En réalité, la mémoire me faisant parfois défaut, oui parfois, ça n'est pas tout le temps, heureusement

je n'avais plus le souvenir du pot où il résidait . Et puis qu'importe, binage, binage et rebinage avant tout !! parole  de  cultivateur !

 Malgré mon attitude qui pouvait paraître guerrière, à planter ma fourchette piquante , acérée dans cette terre innocente, je tins ( et serpolet) à faire mes excuses et des recommandations de prudence à cet ami du pote âgé; je ne suis plus tout jeune vous le savez bien .

 Sur ce, celui ci , après m'avoir amicalement regardé droit dans les yeux, fit par un élégant mouvement de reptation, un retrait prudent; ainsi le ver à l'envers regagna l' entraille de la terre; je ne le revis plus de la journée, mais je reste encore ébloui par cette tendre et rassurante apparition ; les vers de terre sont les amis des potes âgés et des poissons également; il faut donc bien en prendre soin .

 

 Pourtant dans les yeux de cet animal terrestre, cette créature de dieu (ouarf), j'ai un instant lu le désespoir, la solitude ; je  sais que je ne pourrai pas longtemps dormir dans le pot de tomate, pour qu'il sente ma compagnie; c'est vraiment trop inconfortable et trop humide; alors avant qu'il ne rentre chez lui, vers ses racines et celles du plant de tomates, je lui ai fait comprendre que je ferai , même au péril de ma vie, l'acquisition de quelques vers femelles, (en poésie ce sont des vers uniquement composés de noms féminins), de quelques vers mâles, et peut être quelques vers bambins, pour mettre un peu plus de gaieté dans les pots .

 

 Mais il serait bien, amis du jardin que vous puissiez nous aider, mon ver de terre et moi, assez rapidement. Un de mes amis médecin m'a en effet indiqué que la solitude chez le ver le rendait fortement dépressif et que celui ci, à bout remontait une dernière fois à la surface de sa terre , s'allongeait perdu et en pleurant à peine se laissait dessécher par le soleil, jusqu'au point de fumer ;

 ver fumé en somme , tout sec pour nous rappeler à nous humains sans coeur , notre inhumanité...

 

Je possède trois pots,

 je possède trois plants

 Avec un peu d'eau

 Et des vers dedans

 Je f' rai un jardin

 Un jardin d' Eden

 Et si j'ai d' la veine

 J'aurai des copains   et des tomates rouges !!

 

ps  : lorsque vous frappez la terre, même si elle ne vous a rien fait, un petit moment , de petits coups, ( c'est agréable) , les verres de terre remontent à la surface; les poules mangent les vers de terre, les humains mangent les poules; il paraît que ça s'appelle l'intelligence ; donc les vers de terre auraient moins de cervelle que les poules ! eh oui sinon ils se laisseraient pas faire !!

 donc la terre est frappée et les vers remontent parce qu' ils croient ces "p' tites cervelles" qu'il pleut; ils entendent comme le bruit des gouttes sur le sol, et bêtasses ils remontent à la surface comme les baleines du parapluie. Ils aiment bien l'eau les vers, et le vin aussi les verres .

   En tout cas je l'aime bien mon ver de terre et puis en verlan, ver… ça devient ? A vous le mot de la fin…

                          à tiés entières et amitiés  à une prochaine   

 

                                               naejlou 

 

 

Publié dans textes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
On s'en lasse pas !
Répondre
N
il faudra bien un jour pourtant mettre le ver où ? ... je n'ai encore rien écrit sur les araignées de mon plafond ; ça promet ...